Une réaction naturelle lors d’un cross est de commencer à se plaindre, d’essayer de trouver des excuses pour ne pas pousser un peu plus fort, de ralentir ou même d’abandonner.

Votre corps se fatigue et vous devenez égoïste. Vous pensez à vous, à votre inconfort, à vos jambes fatiguées, à votre mal d’estomac, à votre point de côté, en fait, vous pensez à tout sauf à courir aussi bien et aussi fort que possible jusqu’à la ligne d’arrivée.

Comme je l’ai déjà dit, plus on pratique quelque chose, mieux on fait cette chose. Si on se plaint continuellement pendant l’entrainement, devinez ce qu’on fera pendant une course. Oui, exactement la même chose.  Ne vous attendez pas à recevoir de la sympathie pendant l’entrainement ou les courses.  Le demi fond fait mal.  Si vous me regardez avec des yeux tristes en disant ‘j’ai un point de côté’, ne vous attendez pas à ce que je sorte une baguette magique pour vous envelopper dans une couverture douillette et bien chaude.  C’est l’hiver, il fait froid, il pleut, il y a de la boue : c’est ça les cross.  Devinez quoi ?  Ca fait mal.

Pendant une course, on oublie aussi que peut-être, juste peut-être, les personnes autour de nous ont aussi mal que nous.  Si ce n’était pas le cas, ils courraient plus vite et seraient bien loin devant.  Vous réalisez alors que vous avez un atout supplémentaire : si la personne à côté de vous a aussi mal que vous, alors il vous suffit d’être un peu plus fort mentalement et vous la battrez.  Pourquoi ?  Si vous savez qu’une personne souffre et que vous voulez la battre, quelle est la meilleure chose à faire ?  Oui, c’est de la faire souffrir encore plus : courez plus fort, plus vite, forcez plus dans la côte, accélérez dans les tournants, faites la souffrir.  Si elle vous suit toujours, recommencez, encore et encore jusqu’à ce qu’elle abandonne.  Au lieu de vous plaindre, faites en sorte que l’autre personne regrette de courir avec vous.  C’est bien plus agréable (pour vous, pas pour l’autre !)  

Comme d'habitude, c'est votre choix.